
Il y a des messages qu’on oublie.
Et il y a ceux qui restent.
Pas parce qu’ils sont beaux.
Mais parce qu’ils ont laissé une trace.
Quand on a fondé L’Atelier des rêves, avec David, je n’avais pas de plan d’affaires parfait. Je n’avais pas de stratégie béton. J’avais quelque chose de beaucoup plus fragile que ça : Un rêve.
Celui d’aller plus loin, ensemble. Celui d’aider des auteurs à vivre le leur. Celui, un peu naïf peut-être, de rendre le monde meilleur… une histoire à la fois. Et sincèrement ?
Je n’ai jamais fait ça pour l’argent. Si ça avait été le cas, j’aurais probablement choisi… autre chose
Donner sans compter
Au début, et même encore aujourd’hui, j’ai donné sans trop calculer.
Du temps. Beaucoup de temps. De l’énergie. Mon cœur. Mais aussi, très concrètement :
- mon toit
- mes repas
- mon écoute
- mon espace
Parce que pour moi, une maison d’édition, ce n’est pas juste publier des livres.
C’est créer un lieu. Un vrai. Un endroit où les gens se sentent vus.
Et puis… les mots
Je savais que ce ne serait pas toujours facile. Mais je n’étais pas prête à ça.
Les mots.
Ceux qu’on reçoit sans s’y attendre. Ceux qui arrivent après avoir tout donné.
“Tu es une profiteuse.”
“Tu fais ça pour toi.”
“Tu n’es pas à la hauteur.”
Et parfois, le plus dur… ce n’est même pas les insultes. C’est l’injustice. Quand on te prête des intentions que tu n’as jamais eues.
Ce moment où ça casse un peu
Je ne vais pas faire semblant.
Oui, il y a des messages qui m’ont brisée un peu. Pas complètement. Je suis solide.
Mais assez pour me faire douter. Assez pour me faire me demander :
“Est-ce que j’en fais trop ? Est-ce que je suis naïve ?” (Spoiler : probablement oui… mais j’assume )
Apprendre à la dure
Je n’avais jamais fait ce métier avant.
Je l’ai appris sur le terrain. À la dure. Avec des erreurs. Avec des remises en question. Et avec des claques émotionnelles aussi.
Mais chaque fois… j’ai appris.
À mieux m’entourer. À reconnaître les bonnes personnes. À mettre des limites (bon… j’y travaille encore).
Les idées qu’on m’a prises
Il y a aussi eu ça.
Des idées. Des concepts. Des choses que j’avais construites… reprises ailleurs.
Au début, ça m’a fait mal.
Puis j’ai réalisé quelque chose : Moi, des idées, j’en ai toujours.
Alors je les ai laissées partir. Peut-être que certaines personnes en avaient plus besoin que moi. Peut-être que c’était leur façon d’avancer. Et moi… je continue.
Les réseaux sociaux (ce terrain sauvage)
Ah… les internets Ce monde où tu peux : donner ton cœur passer des heures à créer investir ton temps… et ton argent … et te faire dire : que tu es profiteuse, que tu es illétrée, que tu n’as pas ta place.
Juste parce que tu as osé publier.
Même un simple appel à l’aide pour une bêta lecture peut devenir… une zone de tir. Et ça, on n’en parle pas assez.
Se forger malgré tout
Mais tu sais quoi ? Je ne suis plus la même. Pas plus froide. Pas plus dure. Juste… plus consciente.
Je choisis mieux. J’aime mieux. Je donne mieux. Pas moins. Jamais moins.
Parce que malgré tout… Je reste la même fille.
Un peu dans son monde de licornes
Un peu trop optimiste pour son propre bien Mais profondément convaincue que : Les bonnes personnes existent. Les vraies connexions aussi. Et que ce qu’on construit à L’Atelier des rêves… ça a du sens.
Les messages qui restent vraiment
Parce qu’il y en a aussi.
Des messages doux. Des messages sincères. Des messages qui arrivent sans prévenir et qui te font tenir.
“Merci de croire en moi.”
“Tu as changé quelque chose pour moi.”
“Je me sens à ma place ici.”
Ceux-là… Ils restent aussi. Et eux, ils réparent.
En toute transparence
Si tu lis ça aujourd’hui, que tu sois : auteur lecteur curieux membre de notre famille de l’Atelier.
Sache une chose : Tout ce que je fais… je le fais avec cœur. Pas parfaitement. Mais sincèrement.
Et on continue…
Parce qu’au final, malgré les coups, malgré les doutes… Je recommencerais. Encore. Et encore. Parce que ce rêve-là… je ne veux pas le vivre seule.
À L’Atelier des rêves, chaque histoire compte.
Même celles qu’on ne raconte pas souvent.

Jessica Lajoie
